Franchir un cap

Franchir un cap. Cinq ans après avoir lancé Brewspot, Christophe Semaille a décidé de donner un coup d’accélérateur a son entreprise dont l’objet est de participer à toutes les activités liées au brassage de la bière. L’équipe s’agrandit, de nouveaux spots vont s’ouvrir, et donc le nombre de formations pour apprendre à brasser sa propre bière va augmenter.

Après ses études, le fondateur de Brewspot avait des envies d’étranger. “C’était soit le soleil australien, soit la neige canadienne”, dit-il en souriant. C’est la neige qui a gagné. Durant l’hiver, très long au Canada, Christophe cherchait un truc à faire. C’est là qu’il est tombé sur un cours pour apprendre à brasser sa propre bière. “J’ai suivi les cours de Pascal  Desbiens. J’ai adoré cette activité. D’un côté, il y a tout l’aspect créatif et intellectuel : pour trouver la bonne recette, il faut pas mal se creuser les méninges.  De l’autre, brasser sa bière nécessite d’utiliser tous ses sens. C’est très plaisant. Surtout quand on brasse en groupe avec des amis.”

Pendant deux ans, Christophe a appris à brasser. Puis il est rentré en Belgique. Le brassage de la bière, lui, n’est pas resté au Canada. “Impossible, j’avais trop aimé faire les bières qui me plaisent, j’ai donc continué à mon retour.” A chaque fois, les amis et la famille ont montré un grand intérêt pour cette pratique. “J’ai toujours eu envie de créer une entreprise, j’avais trouvé mon créneau de rêve. C’est pendant ma lune de miel que j’ai choisi le nom, avec mon épouse : Brewspot. Une combinaison de spot et de brassage. Dès le début, l’idée était d’ouvrir divers endroits où apprendre à brasser sa propre bière.”

On est alors en 2007 mais le concept était encore à maturer, le tout en parallèle à une carrière professionnel bien remplie. C’est en 2011 que Christophe décide de franchir un cap, un premier cap. “J’ai alors pris le statut d’indépendant complémentaire. J’ai commencé à donner des formations chez moi le week-end, à des groupes de 10 personnes.” Au grand dam de son épouse. “C’est que brasser de la bière, cela sent quand même fort”, précise Christophe le sourire aux lèvres. “J’ai donc très vite cherché un endroit où je pourrais donner mes formations. Je me suis tourné vers le Délirium : une adresse incontournable en matière de bière qui a assez de place pour accueillir des groupes et tout le matériel nécessaire.”

Au Délirium, le premier contact est bon mais on demande à Christophe de revenir six mois plus tard. Les premières formations se donneront alors au café A la Mort Subite. Les premiers collaborateurs rejoignent l’équipe dans un chouette espace. Brewspot prend forme. Et commence à manquer de place. Finalement, il s’installe au Délirium.

Depuis cinq ans, Brewspot organise donc de nombreuses activités liées au brassage :

  • Cours découverte : découvrir le brassage en passant un bon moment.
  • Cours maître-brasseur : cours à destination des passionnés, ceux qui veulent commencer à brasser leur propre bière.
  • Dégustation : en buvant quelques bières, on fait un focus sur les ingrédients qui les composent et leur influence sur la boisson.
  • Team-building : il s’agit du cours découverte mais en mode compétition. On crée des groupes qui doivent brasser leur bière et ensuite convaincre des investisseurs de financer leur microbrasserie virtuelle.

Grandir pour franchir un cap

La philosophie de Brewspot est d’être en mode nomade, de brasser dans des endroits où la bière est à l’honneur. Des endroits au pluriel. Après le spot bruxellois, au Délirium, un deuxième s’est ouvert à Paris, au départ Bouillon belge, puis A la bière comme à la bière et enfin au Festin nu. Nomades qu’on vous dit. En début d’année, Montpellier a vu la naissance d’un nouveau spot. Un ancien barman du Délirium y a ouvert son bar : La Boîte à Houblon. Les débuts sont prometteurs : le cours est rempli chaque mois. Le 4 juin, ce sera au tour de Barcelone d’ouvrir son spot au Black Lab.

La sauce prend bien mais il faudra encore ouvrir d’autres spots pour franchir un cap. La volonté est d’aller vers des villes comme Anvers, Liège, Bordeaux ou Lyon en France ou encore Londres. Cela se fera en fonction des possibilités. (D’ailleurs, n’hésitez pas à nous contacter si jamais vous êtes intéressé par l’ouverture d’un spot dans votre ville.) Pour ces nouvelles étapes, l’équipe s’agrandit de nouveau avec un commercial et un community manager. Tous ensemble pour aller à la rencontre de nouvelles aventures brassicoles.